Lorsque l’on utilise des données, les risques éthiques sont nombreux : biais statistique, atteinte à la vie privée d’une personne, ou encore discrimination dans l’accès à un service ou un produit. Ces risques viennent en complément de certains risques légaux. Alors avant d’enrichir son fichier client avec ITL ou toute autre entreprise, il est préférable d’étudier avec attention ces potentiels risques.
Les règles d’éthique de l’exploitation des données client
L’éthique, contrairement à la loi, est subjective et dépend de chacun. Cependant, il est tout de même possible d’énoncer quelques règles d’éthique qui sont valables dans tous les cas de figure et pour chaque personne.
La première est ne pas surprendre les consommateurs concernant l’utilisation de leurs données avec une proposition embarrassante, inattendue ou hors contexte. Par exemple, il est à la fois inconvenant et déplacé qu’un supermarché se serve d’éléments collectés à la caisse pour prévenir des clients qu’ils pourraient être sujets à un risque d’accident cardiovasculaire lié à leur trop grande consommation d’aliments gras.
La deuxième est de ne collecter que les données qui sont strictement nécessaires et servent directement l’activité de votre entreprise. De plus, il faut être totalement transparent sur l’usage promis à ces données. Il n’est pas éthique de collecter des données pour le plaisir, ou pour un usage futur. Les formulaires demandant des informations trop précises (origine sociale, profession, revenus, etc.) sont donc à proscrire.
La troisième est de privilégier des données délivrées par des sources directes, contrairement aux données tierces. Par exemple, il est légitime qu’un assureur demande à ses clients s’ils sont fumeurs et évalue le montant de leur contrat en conséquence. En revanche, il ne serait pas éthique que ce même assureur analyse les données d’achats de ces clients afin d’estimer le nombre de cigarettes qu’il fume.





