Newsletter N°30 - Trumpf prépare les cinquante prochaines années du Laser
Trumpf prépare les cinquante prochaines années du Laser
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A l’occasion du cinquantième anniversaire de la technologie Laser, fêté lors des journées Intech au siège de Trumpf, en Allemagne, Vincent Lebugle, Rédacteur en Chef du Journal de la Production, a interrogé Peter Liebinger, président de la division Laser et Electronique du groupe.
Peut-on imaginer que le laser remplace à terme des applications existantes ?
Oui et non, et, à ce titre, le cas de la soudure est parlant. Lorsqu'il s'agit d'un défi industriel, comme dans le cas de la production de batterie Li-ion, la suprématie du laser ne fait aucun doute car il y a une très forte demande venant du marché. Mais il ne s'agit pas là d'une substitution de technologie puisque, sans le laser, la production de tels éléments est impossible. Par contre, dans le cas du soudage par point, le remplacement de la totalité des solutions existantes n'a pas de sens aujourd'hui.
Concernant l'avenir, il est difficile de prévoir la place qu'occupera le laser dans le marché automobile car les technologies d'assemblage évoluent de manière rapide avec la progression de techniques comme le collage ou le clinchage. D'autre part, l'apparition de nouveaux matériaux composites compromet également la visibilité sur ces marchés. Nous sommes à un carrefour, mais ce que l'on peut dire, c'est qu'il y a déjà trois ou quatre constructeurs automobiles, dont PSA Peugeot Citröen pour la France, qui utilise le laser pour le soudage de leur éléments de carrosserie et que ce nombre a de forte chance de croître.
Quels sont les différents caps que doit franchir la technologie laser pour avancer encore en découpe, en soudage, en marquage… ?
Le sujet sur lequel nous travaillons plus particulièrement est la construction de laser pulsé de forte puissance, car c'est, de notre point de vue, la prochaine étape pour notre technologie. L'accroissement de la puissance des diodes est également un challenge que doivent relever les constructeurs, afin de permettre d'importantes réductions de coûts. Il faut aussi poursuivre les développements dans le domaine de l'optique. La principale raison à cela tient à la nécessité de mettre au point des cristaux non linéaires permettant de doubler ou tripler la fréquence du faisceau et ainsi accéder à de nouvelles applications.
Nous sommes de toute manière encore très loin d'avoir tout inventés, et une autre barrière reste à franchir dans l'asservissement de la source avec le moyen de production, afin d'obtenir un pilotage du faisceau en fonction du résultat obtenu. C'est un enjeu considérable en découpe comme en soudure, mais également dans certains domaines de niche.
Ces dernières années, de nouvelles technologies sont apparues comme le laser à disques ou à fibres. Ces avancées condamnent-elles les technologies plus anciennes ?
Clairement, non. Pour deux raisons. Tout d'abord, le laser CO2 reste une technologie très intéressante en termes de coût de production. Ensuite, il faut savoir que la longueur d'onde de 10 microns propre au laser CO2 est une caractéristique favorable à la découpe, dès lors que l'on travaille des épaisseurs supérieures à 5 mm. Cet atout physique du laser CO2 est également un avantage pour le soudage des fortes épaisseurs.
Découvrez la suite dans le numéro 99 du Journal de la Production
