Newsletter N°13 - Quand la valeur ajoutée ne suffit pas
Quand la valeur ajoutée ne suffit pas
A l'époque, cette mue s'est d'ailleurs accompagnée de suppressions d'emplois, mais pas de doute, c'était une bonne idée. Peut-être même la seule pour sauver l'usine. Reste que de l'aveu du groupe, les commandes n'ont pas suivi, au point que le site ne tourne qu'à 50% de ses capacités depuis un an. Et la crise économique mondiale n'a rien arrangé... Résultat, l'an dernier, SKF a favorisé les départs volontaires et, aujourd'hui, se décide à fermer l'usine construite en 1970.
On s'en doutait un peu. D'ailleurs, lors des journées techniques mondiales du groupe, en mai dernier, le président de SKF, Tom Johnstone, ne cachait pas que la situation était difficile. « 18000 personnes dans le groupe sont impactées par la crise », déclarait-il alors. Et le président de rajouter que son groupe comptait supprimer 4300 emplois dans le monde, « dont certains en France ».
Reste que la situation nous montre que, après la course à la productivité (rappelons juste que la France compte parmi les pays les plus productifs au monde) qui ne nous a pas empêché de voir partir bon nombre de productions ailleurs, celle de la valeur ajoutée risque bien de nous mener moins loin que prévu. D'ailleurs selon SKF, les fameux produits à haute valeur ajoutée de Fontenay-le-Comte devraient être dispatchés dans « d'autres sites du groupe dans le monde ». Pourquoi pas dans des pays à bas coût ?
Ne désespérons pas, il nous reste encore l'innovation. Et là encore, nous sommes plutôt pas mauvais. Pourvu que cela dure...
Jean-Sébastien
