Newsletter N°6 - Le goût des bonnes choses
Le goût des bonnes choses
Bon, pour ce numéro, j'ai décidé d'être optimiste.
Pas facile.
Renault et PSA qui mettent leurs usines en Stand-by et débauchent à tour de bras, les constructeurs américains au bord de la faillite, l'industrie aéronautique qui, discrète, semble cependant aussi subir la crise de plein fouet, l'Allemagne qui, après s'être angagée dans un vaste plan national de soutien à l'industrie, n'est pas chaude pour se lancer dans un plan au niveau européen...
Pas de quoi s'esbaudir.
Mais je ne suis pas du genre à laisser tomber. J'ai donc cherché ce week-end de bonnes nouvelles à vous annoncer. Et j'en ai trouvé!
D'abord, j'ai entendu ce week-end qu'un concessionnaire Chrysler britannique offrait à ses clients deux voitures pour le prix d'une ! Les français n'en sont pas là, malheureusement, mais les ristournes consenties chez les concessionnaires battent des records. Et avec les phénomènes de destockages de fin d'année, les bonnes affaires devraient se multiplier, pas uniquement dans l'automobile. Toujours bon à prendre.
Ensuite, la neige a fait son apparition en fin de semaine dernière dans presque toute la France. Certains me diront que la neige, ce n'est rien que des ennuis: des risques d'accidents, de chutes, de la gadoue immonde sur les troittoirs lorsqu'elle se met à fondre. N'empêche ! Des enfants qui font des bonshommes de neige et des batailles de boules de neige, le silence qui accompagne la chute des flocons, la beauté nouvelle du paysage recouvert d'une couche de neige vierge, c'est que du bonheur... et ça ne coûte rien!
Enfin, les derniers jours de novembre marquent traditionnellement le retour des marchés de Noël. En Allemagne - ceux d'entre vous qui décideront de se rendre à Euromold pourront faire un tour dans la vieille ville: un spectacle un rien désuet, mais ravissant - et dans l'Est de la France surtout, mais aussi en plein centre de Paris. On aime ou on aime pas. Mais ces petites cabanes qui s'illuminent quand la nuit tombe, les santons, les pulls de laine, les odeurs de pain d'épice et de vin chaud qui viennent vous chatouiller les narines, rien de tel pour vous rappeler que s'attarder quelques instants sur le goût des bonnes choses remonte immédiatement le moral.
Rien que d'en parler, cela me donne envie. C'est décidé: ce soir, je vais me manger une (grosse) part de pain d'épice... La crise attendra bien demain matin.
Et vous?
Jean-Sébastien
