Newsletter N°16 - La lune avaleuse de fusées
La lune avaleuse de fusées
Le vendredi 9 octobre, la Nasa envoyait, à grand bruit, une fusée sur la lune. L'idée était simple et lumineuse : il s'agissait de lancer une fusée de 2,3 tonnes contre le satellite, suivie de très près (quatre minutes seulement) par la sonde Lcross (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite), chargée d'analyser les débris soulevés par l'impact. Selon les spécialistes américains, cela devait provoquer un panache de 350 tonnes de débris s'élevant à pas moins de 10 kilomètres de haut, qui devait permettre d'y déceler l'eau.
L'obus expérimental a bien percuté la lune à l'heure dite (on en attendait pas moins des Américains), mais on attend encore le fameux panache. Et les images (peu nombreuses) prises par Lcross n'avaient pas le caractère extraordinaire annoncé.
Comme aurait pu le dire notre précédent président de la République, on dirait bien que la mission a fait Pschitt !
Pas si grave, me direz-vous, puisque, pour une fois, les Américains n'avaient manifestement pas dépensé une fortune pour cette mission. Mais on reste un peu sur sa faim...
En outre, les spécialistes de la NASA se veulent rassurants et annoncent que les données récoltées par la sonde permettront bientôt d'en savoir plus.
Il faudra cependant pour cela attendre plusieurs semaines. Et l'on pourrait être surpris par les résultats. Le pôle sud de la lune serait-il en réalité constitué de coton (hydrophile, espérons le) absorbant tous les projectiles que l'on voudra bien lui lancer ? La Nasa nous le dira.
En attendant, cette expérience m'a donné une idée : et si l'on passait le mot à nos amis russes à qui l'on a gentiment confié nos déchets nucléaires ? Plutôt que de les faire sécher à l'air libre en pleine Sibérie, peut-être pourraient-ils les envoyer s'enterrer en toute discrétion sur la lune...
Jean-Sébastien
