Newsletter N°57 - L’heure des choix
L’heure des choix
Alors ces vacances ? Sympas, ensoleillées, reposantes ? Et bien tant mieux (même si je ne vous crois qu’à moitié si vous me répondez que vous avez eu du soleil) parce que la rentrée s’annonce tendue.
Côté financier, coupes franches exigent, le gouvernement vous mitonne une petite réforme de quantité de choses, qui devrait vous faire regretter d’avoir gardé un an de plus la résidence secondaire que vous vouliez vendre, mais aussi presque regretter de ne pas avoir dépensé sans compter pendant les vacances et, presque, de dégager des bénéfices avec votre société…
Bon, rien n’est gravé dans le marbre, car il est important de ne pas (trop) décevoir l’électorat en cette veille de présidentielles. Mais une chose est sûre : on ne va pas rigoler…
Et puis, si le début de l’année est la période des bonnes résolutions, la rentrée est toujours celle des choix. Des choix cornéliens pour tous : investir dans de nouveaux équipements plus productifs ou mettre de côté pour se préparer à des temps difficiles ? Se lancer à l’export ou attendre que l’euro descende ? Passer le parc de voitures de l’entreprise en électrique et prendre le risque de payer leur manque de fiabilité ou continuer à engouffrer une fortune en gazole tous les mois ? Vider son PEA avant que le CAC 40 ne passe sous les 2500 points ou attendre (très) patiemment qu’il remonte un jour à 4000 ? S’engager dès maintenant dans la reconstruction du Maghreb ou attendre que les fondations soient stabilisées, mais les bons plans déjà pris ?
Et tout cela n’est rien face au pire des choix : Hanovre ou Francfort ? IAA ou EMO ? Les belles voitures, les concept-cars et les hôtesses ou les belles machines, les broches de nouvelle génération et les experts de la coupe du métal ? Les produits finaux ou les moyens de les fabriquer ?
Arghh ! Ce n’est pas juste de nous faire cela si près de la rentrée…
Les plus courageux pourront sans doute faire les deux, IAA puis EMO. Mais commencer son année en courant comme un dératé, franchement, c’est à vous dégoûter…
A dans quinze jours, à Hanovre, à Francfort… ou à Paris.
Jean-Sébastien






