Newsletter N°56 - Faire de l’audience
Faire de l’audience
Aujourd’hui, j’ai décidé d’être mégalo. Donc, je suis sûr que cette newsletter est attendue impatiemment par de nombreux lecteurs, mais je veux faire plus, beaucoup plus. Mais comment faire pour rendre cette lettre incontournable et la faire apparaître dans les premières pages des moteurs de recherches ?
La solution la plus simple serait sans doute de laisser s’exprimer des instincts primaires, de céder à la mode et aborder des sujets d’actualité brûlante, comme l’affaire Dominique Strauss-Kahn, ou le procès de Casey Anthony, cette jeune américaine de 25 ans accusée d’avoir tué son enfant de deux ans en 2008, en essayant de prendre le contrepied de tous pour sortir du lot. Mais il faut être réaliste, je n’ai aucune chance de réaliser le mariage princier de l’un de ces sujets là avec l’industrie, à moins de leur faire subir des contorsions dignes des Transformers. Le seul nom connu présent dans l’actualité de l’industrie récemment, c’est Barack Obama. Si l’on met à part Eric Besson, évidemment, si drôle lorsqu’il nous parle de la fiabilité des centrales nucléaires…
Avec beaucoup moins de chance de succès, je pourrais aussi faire semblant de m’indigner contre l’allongement des cotisations de retraite à 41,5 ans, alors qu’il y a bien longtemps que je ne crois plus que le système sera encore en place quand je serai en âge de faire valoir mes droits. Plus humblement, je pourrais vous faire part de mon embarras à arbitrer certains sujets alors que Vincent Lebugle a disparu des écrans radars en Ardèche pour une semaine, ou de ma stupéfaction en réalisant le nombre de rues, boulevards, avenues, collèges et autres centres qui portent le nom de Georges Pompidou en France.
Ou alors, il faudrait que j’invite dans la news des invités de marque, des politiques comme Eva Joly ou Nicolas Hulot (ah, non, on avait dit des politiques. Pardon), et pourquoi pas (un proche de) Nicolas Sarkozy ?
Non, tant pis. Il vaut encore mieux que je me félicite que le fils de mon voisin Albert ait été reçu au bac S et que je parte, moi aussi, sur la route des vacances, ne serait-ce que pour vous laisser tranquille quelques semaines.
A moins que tous les mots clés insérés dans cet édito ne fassent leur effet ? On verra bien.
Bonnes vacances et à très bientôt.
Jean-Sébastien



