Newsletter N°34 - Deux questions aux entreprises
Deux questions aux entreprises
Par le biais d’Oseo Excellence, Réné Ricol, commissaire général à l’investissement, et Valérie Pécresse, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, ont posé deux questions aux industriels français.
« Quels sont les principaux freins à la croissance de votre entreprise ? » C’est la question posée par René Ricol aux membres de la communauté Oseo Excellence. 864 dirigeants sur un panel de 1 315 ont participé à ce sondage. Plus d’un tiers avancent la faiblesse des fonds propres et l’incertitude sur la conjoncture comme les principaux freins à la croissance de leur entreprise. Ils sont néanmoins nombreux à exprimer des réserves quant à l’ouverture du capital de leur entreprise. Dans un contexte conjoncturel tendu, le recours aux quasi-fonds propres est une alternative de plus en plus prisée par les chefs d’entreprises.
La difficulté d’embaucher les bons talents reste parmi les principaux freins pour 27 % des dirigeants. Enfin, face à la concurrence des grands groupes et du secteur public, les entreprises peinent à attirer et à conserver les compétences nécessaires au développement de produits innovants ou à leur croissance à l’international.
« Avez-vous déjà collaboré avec la recherche publique ? », a demandé Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, au même panel. Réponse : 47 % des entreprises ont déjà collaboré avec la recherche publique. Les dirigeants voient dans cette collaboration public - privé une complémentarité des compétences : la recherche publique apporte la « connaissance spécifique fondamentale » et le privé « une rigueur dans la gestion des délais et une approche plus réaliste du marché ». L’Inria, le Cetim, et l’Inserm comptent parmi les organismes publics les plus cités pour leur collaboration avec les entreprises. Les Pôles de compétitivité constituent, selon les répondants, une passerelle entre les entreprises et la recherche publique.
Deux entreprises sur trois ont bénéficié du CIR dans le cadre de leur collaboration avec la recherche publique. Ce dispositif est jugé positif, favorisant la création d’emplois en France plutôt que dans des filiales étrangères. Parmi ceux qui n’ont pas eu recours au CIR, 3 entrepreneurs sur 10 envisagent de le faire et 6 entrepreneurs sur 10 ne se sentent pas concernés du fait de l’activité de leur entreprise.
